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jeudi 9 avril 2020

La tenue de protection

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Introduction : 

 La tenue vestimentaire de l'infirmière non seulement qu'elle incarne l'image de la profession et influence la perception du patient quant à la compétence et au professionnalisme de l'infirmière mais elle joue un rôle essentiel dans la prévention et le contrôle des infections nosocomiales. La tenue de base devra donc répondre à des règles établies aussi bien pour la forme que pour la matière et l'entretien.

1. Objectifs : 

  • Limiter le risque infectieux lié à la transmission des micro-organismes présents sur la tenue du personnel. 
  • Eviter la transmission de micro-organismes : 

  1.    du patient au personnel 
  2.    du personnel à un autre patient 


  • Assurer la protection et la sécurité des patients et du personnel. 

2. Composition de la tenue professionnelle : 

Trois catégories de tenues professionnelles peuvent être distinguées en milieu de soins :

  • La tenue vestimentaire standard (ou de base) est la tenue professionnelle réservée à l’activité de soins. Elle se compose en général d’une blouse ou tunique pantalon ; 
  • La tenue intermédiaire est une tenue standard avec en plus des accessoires nécessaires à une situation particulière (masque, surblouse, lunettes) ; 
  • La tenue spécifique est la tenue préconisée pour un secteur d’activité particulier (ex : bloc) ou pour des gestes particuliers. 

Des accessoires peuvent accompagner la tenue professionnelle selon les circonstances. Il peut s’agir de sabots ou bottes ou sur chaussures, de coiffe, de gants ou lunettes.

3. Caractéristiques de la tenue professionnelle : 

La tenue professionnelle est caractérisée de façon synthétique par :

  • Sa forme (tunique, pantalon, blouse, etc.…) ; 
  • Sa confection (col ouvert ou fermé, poches, manches courtes ou longues, etc…) ; 
  • Son tissu : composition (tissu polyester/coton) ; Armure (toile, sergéa piqué, etc.…) ; masse en m2. traitements particuliers. 
  • Son usage : recyclable ; usage unique. 

 3.1 La forme : 

a-Tenue vestimentaire standard : 
 Elle remplace les vêtements de ville dès l’arrivée dans l’établissement de santé. Elle doit être enlevée pour toute action qui ne concerne pas, directement ou indirectement, un soin (prise de repas, retour à domicile.). Elle a un rôle de barrière vis-à-vis des risques de contamination liés à l’activité de soins.
Les règles de base sont les suivantes :
  • blouse ou tunique et pantalon, remplaçant les vêtements de ville,
  • La forme doit être sobre, confortable, ergonomique à manches courtes ; 
  • La longueur doit être adaptée à la personne ; 
  • Les emmanchures doivent être de type « Kimono » (sans couture) pour pouvoir faciliter le lavage des mains ;
  • Les poches doivent être droites plaquées pour éviter de s’accrocher et empêcher la surcharge inutile ;
  • Les fermetures doivent être sans boutonnières classiques, ni revers pour ne pas accumuler les « poussières contaminantes ». La fermeture se fera à l’aide de bouton-pression ;
  • tenue propre, non déchirée,
  • chaussures également réservées au travail, non bruyantes, faciles à nettoyer.
  • Les couleurs doivent être différentes selon les catégories de personnel. La dotation doit être suffisante pour que le changement puisse être quotidien. 

b-Tenue intermédiaire : 
Il s’agit d’une tenue de base avec :

  • Une surblouse protectrice ou tablier à usage unique (sans poche, manche courte) ; 
  • Des chaussures propres et spécifiques au secteur ; 
  • Une coiffe enveloppante et légère (type charlotte non tissée à usage unique) ; 
  • Un masque chirurgical couvrant le nez, la bouche, le menton. 

c-Tenue spécifique :
Contrairement à la tenue de base, une tenue de bloc est conçue pour réduire la contamination de l’air de la salle d’opération par le personnel. Il s’agit d’une tenue de base renforcée par des éléments spécifiques :

  • Pyjama (tunique à manches courtes) rentrée dans le pantalon, sans poches, ni revers, ni ceinture, ni boutons. Les bas du pantalon sont resserrés ; 
  • Casaque chirurgicale stérile à manches longues serrées aux poignets et couvrant les chevilles ; − Cagoule chirurgicale ; 
  • Coiffe la plus couvrante possible (pas de frange sur le front) de type cagoule chirurgicale en non tissé ou charlotte ;
  • Gants stériles ;
  • Chaussures spécifiques ;
  • Lunettes de protection ou masque à visière (si nécessaire) ;
  • Masque chirurgical couvrant le nez, la bouche, le menton. 

3.2. Tissu : 

Un tissu est constitué de l’entrecroisement de fils. La composition d’un tissu correspond aux fibres utilisées pour sa réalisation.
Dans les établissements de santé, les tissus limitant le relargage particulaire seront préférés.
Les articles en 100% coton seront déconseillés.
Les tissus standards utilisés pour les établissements de santé sont réalisés à base de mélange polyester/coton (65% polyester /35% coton ou 50% polyester /50% coton ou 60% polyester /40% coton).
L’armure du tissu, façon dont les fils sont entrecroisés, peut être la toile, le sergé ou le piqué.
Le sergé est le tissu de référence des vêtements de travail en milieu hospitalier (blouse, tuniques et pantalons, …).
La masse en m2 varie en règle générale de 180 à 220 grammes au m2.
Le choix s’effectue en fonction de critères comme la transparence, le confort ou la résistance du tissu. 

3.3. Usage : 

Le terme usage unique est souvent associé au terme de non tissé. Il s’agit d’un produit qui, une fois utilisé, est mis dans le circuit des déchets. Ce type de tissu peut constituer les tenues spécifiques et notamment celles du bloc obstétrical.

4. Les accessoires : 

Les gants, les masques, les surblouses et les coiffes sont des tenues destinées à réaliser une protection complémentaire. Elles ont pour objectif, dans certaines situations, de protéger le patient lors d’actes invasifs ou le personnel lorsqu’il est exposé à un risque infectieux. Le choix de ces tenues doit être effectué en fonction des activités pratiquées dans les différents secteurs des établissements de soins.

4.1. Les gants : 

Le port de gants est indiqué dans certaines situations à risque pour la protection du personnel et des patients (personnel des unités de soins et des services de stérilisation, du bloc opératoire, du laboratoire…)

4.2. Les masques : 

Le port du masque est indiqué dans certaines situations à risque pour la protection :

  1.    Du personnel des unités de soins et des services de stérilisation, bloc opératoire, laboratoire … : 
  2.    lorsqu’il est atteint d’une infection rhino-pharyngée ; 
  3.    lors de la réalisation de pansements septiques ;
  4.    lors d’un isolement protecteur (patient brûlé, immunodéprimé..) ;
  5.    lors d’un isolement respiratoire (tuberculose, varicelle, zona…) ;
  6.    lors de préparations spécifiques (nutrition entérale, himiothérapie…) ;
  7.    lors d’examens et de soins à risque de projections ou d’aérolisation (opérations de désinfection ; endoscopie, aspirations…). 
  8.    Des visiteurs, lors d’un isolement de type « air » (respiratoire) ou d’un isolement protecteur ; 
  9.    Des patients en cas de sortie du secteur d’isolement septique de type « air » (respiratoire). 

Plusieurs critères vont déterminer le choix d’un masque en fonction de l’usage souhaité et des risques encourus.
Les différents types de masque utilisables en établissements de soins sont :

  1.     Les masques standards : de soins et de chirurgie (à visière, anti-buée, sans visière…). Ils filtrent respectivement des particules de 4 µm et 3 µm et ne sont pas imperméables aux liquides. 
  2.     Les masques anti-projections : équipés d’un filtre en polyéthylène sont imperméables aux liquides et filtrent les particules de 1micron. 

4.3. Les chaussures et les surchaussures : 

Les chaussures doivent être adaptées aux conditions de travail et conformes aux prescriptions du service.
Les chaussures de travail doivent être fermées et silencieuses.
Les surchaussures appartiennent plus à un rituel de l’asepsie qu’à une démonstration scientifique. L’utilisation routinière de surchaussures dans les secteurs hospitaliers à haut risque infectieux est largement répandue.
L’extension fréquente de cette dernière mesure à d’autres services à risque infectieux moins élevé, et/ou lors de la mise en place d’isolement, ou à d’autres secteurs interpelle encore davantage.
Les surchaussures ne protègent pas les sols, n’ont pas, d’influence sur l’aérobiocontamination, et n’ont jamais fait diminuer les taux d’infections associées aux soins.
L’utilisation des sur- chaussures est un rituel inutile et coûteux.

4.4. Les surblouses : 

Si les soins ou manipulations exposent à un risque de projection de sang ou d’autres produits d’origine humaine, le port d’une sur blouse est requis.
Le textile et la longueur des manches devront être spécifiés.
Les surblouses seront changées systématiquement.

4.5. Les coiffes : 

Elles sont portées dans tous les secteurs à risque et lors de la réalisation d’actes à risque.
Le choix doit porter sur une coiffe de type cagoule chirurgicale ou charlotte à usage unique recouvrant l’ensemble de la chevelure (pas de frange sur le front).
NB : La surblouse, le masque, la coiffe font partie de la tenue à revêtir lors de visites ou d’interventions techniques dans les secteurs à risques (bloc opératoire, stérilisation, cuisine…).

5. Recommandations générales :


  1.     Cheveux courts ou attachés ;
  2.     Avant d’enfiler la tenue, ne pas oublier de se laver les mains ;
  3.     Pas de bijoux, ni d’effets personnels quels qu’ils soient (bagues, montres au poignet, boucles d’oreilles, foulard, sous vêtements à manches longues ou avec col doivent être enlevés à la prise de service…) ;
  4.     Ongles courts et sans vernis ;
  5.     L’accès à une douche doit être possible en fin de poste ;
  6.     Après avoir retiré la tenue, ne pas oublier de se laver les mains ;
  7.     La tenue doit être changée quotidiennement et chaque fois que souillée ;
  8.     Utiliser les gants adaptés à l’acte pratiqué ;
  9.     Changer de gants dès qu’ils sont endommagés ;
  10.     Ne pas utiliser de crème émolliente à base de vaseline ou de paraffine qui peut rendre les gants poreux ;
  11.     Procéder à un lavage simple des mains avant le port de gants non stériles ;
  12.     Procéder à un lavage antiseptique des mains avant le port de gants stériles ;
  13.     Laisser toujours les masques dans leur conditionnement d’origine ;
  14.     Bien connaître l’indication du port du masque ; 
  15.     Choisir un masque (capacité de filtration/forme) adapté aux risques encourus ;
  16.     Pratiquer un lavage des mains avant la pose du masque ;
  17.     Saisir le masque par la partie centrale (ne pas toucher la partie inférieure),
  18.     Pratiquer un lavage des mains après la pose ;
  19.     Ne jamais repositionner le masque après l’avoir baissé au niveau du cou,
  20.     Ne pas le manipuler après sa mise en place ;
  21.     Renouveler le masque toutes les trois heures ou immédiatement en cas de projection, de souillure ou s’il est mouillé ;
  22.     Mettre le masque en place dès l’entrée dans la chambre et le jeter à la sortie ;
  23.     En cas de risque de projection, préférer l’utilisation du masque à visière et/ou le port de lunettes de protection ;
  24.     Pour éviter ou limiter le risque de contamination, les placards dans les vestiaires doivent être à double compartiment (un côté pour la tenue civile, un côté pour la tenue hospitalière). Ces placards métalliques doivent être nettoyés et désinfectés une fois par semaine ;
  25.     Éviter d’effectuer le nettoyage de ses tenues de travail à son domicile. 

Conclusion : 

Porter une tenue professionnelle propre, adaptée et fonctionnelle, c’est se rappeler à soi-même les grandeurs et servitudes de nos métiers, les bonne pratiques quotidiennes qui sont à la base de la prévention des risques infectieux, de sécurité des patients, de la propre sécurité du personnel. Enfin le bon choix des vêtements professionnels (tenue de base et équipements de protection individuelle) pour répondre aux différentes situations, est une dimension importante d’une démarche qualité et de promotion de l’hygiène.

Référence : 


  1.     www.cclin.com 
  2.     HYGIENE HOSPITALIERE ET LUTTE CONTRE LES INFECTIONS ASSOCIEES AUX SOINS, Ouvrage collectif à l’usage des personnels soignants et des hygiénistes, 2008. 

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